Tendinite au coude : quand la colère passe dans le corps

ou la colère que le corps ne cache plus

 

Il y a quelques jours, je marchais dans la rue quand j’ai croisé un ancien client.

Je l’ai reconnu immédiatement. Il est très beau. Il a cette allure qu’ont certains hommes quand ils arrivent à cet âge où ils ne sont plus dans la séduction nerveuse de la jeunesse, mais dans quelque chose de plus dense, plus posé, plus net. La force de l’âge. Une présence tranquille. Un visage qui tient. Un corps qui semble encore bien répondre. Une silhouette solide. Quelqu’un qui donne l’impression d’aller bien avant même d’avoir parlé.

Quand je croise un ancien client dans la rue

Je lui ai dit bonjour spontanément, avec naturel. Un « Salut, comment tu vas ? » lancé presque comme on salue un ami croisé par hasard. Et puis, au moment même où il a commencé à répondre, j’ai eu cette pensée qui m’a fait rire intérieurement : mais non, ce n’est pas un copain. C’est un client. Un ancien client avec qui j’avais travaillé sur sa relation amoureuse.

Le décalage m’a amusée une seconde. Il y a quelque chose de particulier dans ces rencontres-là. On croise quelqu’un dans le décor banal de la rue, dans la lumière ordinaire du jour, alors qu’on l’a connu dans un tout autre cadre. Pas dans le social. Pas dans le vernis. Pas dans le personnage. On l’a connu à l’endroit où ça craque, où ça serre, où ça ne tient plus très bien.

Il m’a répondu avec un grand sourire : « Je vais super bien. »

Le genre de phrase nette, rapide, bien emballée. Tout va bien. Circulez. Rien à voir.

Sauf qu’au même moment, en lui disant bonjour, j’ai vu son bras.

Tendinite au coude : la colère que le corps ne cache plus

Pas quelque chose de spectaculaire. Rien de dramatique. Juste ce détail que beaucoup ne voient pas. Une manière de tenir le coude légèrement autrement. Une retenue dans le mouvement. Une petite économie du geste. Ce micro-signal qui dit qu’à un endroit précis, le corps n’est pas aussi fluide que le discours.

Le corps dit souvent autre chose que les mots

Je lui ai demandé ce qu’il avait.

« Une tendinite au coude », m’a-t-il dit.

Presque en riant. Comme on dit qu’on a un petit truc. Une bricole. Un incident technique.

Et je me suis dit : voilà.

Parce qu’il y a toujours ce moment. Les mots disent une chose. Le corps en dit une autre.

« Je vais super bien. »

Peut-être. Ou peut-être pas tout à fait.

Une tendinite, ce n’est pas juste un mot médical qu’on pose sur une douleur pour refermer le dossier. La tendinite au coude — épicondylite pour les intimes, tennis elbow pour les sportifs — n’est pas qu’une inflammation de tendon. C’est un message. C’est la colère qui n’a pas trouvé d’autre issue que de s’incruster dans les fibres, de bloquer le mouvement, d’immobiliser le bras qui voulait agir et n’a pas pu. Le coude, articulation du changement de direction, du pivot, de l’orientation nouvelle. Quand il se bloque, c’est que quelque part, on résiste. On refuse de tourner. On reste figé dans une posture qui fait mal parce qu’elle ne correspond plus à qui l’on est devenu, mais qu’on ne veut pas ou ne peut pas lâcher. Une tendinite, dans le vécu, c’est une zone qui s’enflamme. Un endroit où le mouvement devient sensible, où l’effort banal commence à tirer, où un geste simple se met à coûter. Ouvrir, porter, tendre le bras, attraper, soulever, tourner une poignée, prendre un sac, serrer une main. Rien d’extraordinaire. Juste la vie courante qui, soudain, se met à frotter.

Et c’est précisément ça qui m’intéresse.

La tendinite : un point de frottement à écouter

Pas le discours bien tenu. Pas la version propre. Pas le « ça va ». Ce qui m’intéresse, c’est le point de frottement. L’endroit où le corps résiste. L’endroit où il ne collabore plus de la même manière. L’endroit où il commence à parler.

Alors évidemment, il ne s’agit pas de dire qu’une tendinite se résume à une émotion. Ce serait trop simple, donc faux. Il y a des gestes répétés, des contraintes, des sursollicitations, des postures, des efforts. Le corps a sa mécanique. Mais réduire le corps à de la mécanique, c’est se raconter une histoire confortable. C’est oublier que nous vivons tout avec lui. Les efforts. Les chocs. Les retenues. Les colères. Les silences. Les renoncements.

Le détail du bras qui change toute la scène

Et là, chez cet homme, ce qui m’a frappée immédiatement, ce n’est pas seulement la douleur. C’est la contradiction.

Il allait « super bien », mais son bras, non.

Qu’est-ce que ça fait dans votre corps ?

Le corps ne ment pas. Il ne polit pas. Il ne fait pas de relation publique. Il n’arrondit pas les angles pour être présentable dans la rue. Il montre. Parfois discrètement. Parfois violemment. Mais il montre.

Et dans une tendinite, très souvent, il y a cela : quelque chose qui a été trop tenu.

Trop forcé.
Trop encaissé.
Trop contenu.

Très souvent aussi, il y a de la colère.

Quand la colère ne sort pas, le corps travaille

Pas forcément la colère théâtrale. Pas la colère qui explose et casse des assiettes. Pas la colère spectaculaire qui rassure presque parce qu’elle se voit. Je parle de l’autre. Celle qui ne se dit pas. Celle qui reste coincée dans le corps de gens très convenables, très fonctionnels, très capables. Celle qui ne sort pas en cris mais en tensions. Celle qui ne fait pas de bruit, mais qui use.

  • La colère qui passe sous la peau, dans les épaules, dans la nuque, dans la mâchoire, dans le ventre, dans les bras.
  • La colère de devoir tenir une situation plus longtemps qu’on ne le voulait.
  • La colère de continuer à faire un geste intérieur qu’on n’a plus envie de faire.
  • La colère de s’adapter encore.
  • La colère de se taire pour que tout reste propre.

Quand cette colère n’a ni place, ni mots, ni issue, le corps s’en charge parfois à sa façon.

Dire « ça va » pendant que le corps dit non

  • Il limite.
  • Il serre.
  • Il échauffe.
  • Il freine.
  • Il dit non là où la personne continue à dire oui.

Et c’est là que la question importante commence. Pas : « Quel est le diagnostic ? » Pas seulement : « Quel traitement ? » La question la plus intéressante, la plus utile, la plus dérangeante aussi, c’est :

Qu’est-ce que ça fait dans votre corps ?

  • Pas ce que vous en pensez.
  • Pas ce que vous expliquez.
  • Pas ce que vous avez compris intellectuellement.
  • Qu’est-ce que ça fait.

Est-ce que ça tire ?
Est-ce que ça brûle ?
Est-ce que ça se coince ?
Est-ce que ça raidit ?
Est-ce que ça fatigue ?
Est-ce que ça vous oblige à compenser ?
Est-ce que ça vous empêche d’aller franchement dans le geste ?

Tendinite : 5 signes que la colère bloque le corps :

  1. Vous dites que ça va, mais le corps commence déjà à tirer

  2. Le mouvement devient douloureux là où vous forcez trop

  3. La colère ne sort pas, alors le corps serre

  4. La tendinite limite ce que vous continuez à porter

  5. Le corps parle enfin là où vous vous taisiez

À partir de là, on commence déjà à entendre autre chose.

Parce qu’un corps qui tire n’est pas un corps qui raconte la même chose qu’un corps qui s’effondre.

Un corps qui se bloque ne raconte pas la même chose qu’un corps qui tremble.

Un coude qui devient douloureux, ce n’est pas abstrait. C’est une articulation du passage, de l’extension, de l’action. Et quand cette zone-là devient sensible, il y a souvent dans la vie de la personne une manière de faire, de pousser, de tenir, de porter, qui mérite d’être regardée autrement.

La colère contenue n’est pas silencieuse pour le corps

Avec cet ancien client, nous avions travaillé sur sa relation amoureuse. Pas sur un concept. Sur ce que ça lui faisait. Sur la tension réelle. Sur ce qu’il portait. Sur ce qu’il encaissait. Sur ce qu’il montrait et ce qu’il ne montrait pas. Alors quand je l’ai croisé avec ce sourire impeccable et ce coude douloureux, la scène était presque parfaite. Tout y était. L’apparence de solidité. Le vernis du « ça va ». Et puis le corps qui laissait sortir la phrase que lui ne disait pas.

Je ne lui ai pas fait un cours dans la rue. Ce n’est ni le lieu ni la manière. Je n’avais rien à lui démontrer. L’autorité calme, c’est aussi ça : ne pas sur-commenter. Voir. Entendre. Ne pas forcer.

Mais intérieurement, je savais très bien ce que je regardais.

  • Je regardais quelqu’un qui tenait encore.
  • Je regardais quelqu’un dont le corps commençait peut-être à payer une facture émotionnelle restée ouverte.
  • Je regardais ce moment très banal et très précis où le corps fait une fuite de vérité.

C’est cela que beaucoup de personnes ne voient pas quand elles parlent de leurs douleurs. Elles veulent souvent une explication rapide, propre, objective, rassurante. Et c’est normal. Mais très souvent, ce qui les épuise n’est pas seulement la douleur. C’est de vivre coupées de ce que cette douleur vient signaler.

Le corps ne parle pas pour faire joli. Il ne parle pas pour enrichir une théorie. Il parle parce qu’à un moment, quelque chose demande à être regardé autrement.

Pas avec pathos.
Pas avec grand discours.
Pas avec développement personnel de comptoir.

  • Avec précision.
  • Avec observation.
  • Avec sérieux.

« Tout va bien. » Vraiment ?

Vous pouvez continuer longtemps à dire que tout va bien. Beaucoup de gens le font très bien. Vous pouvez même le croire sincèrement une partie du temps. Mais si votre bras se met à tirer, si votre nuque ne lâche plus, si votre ventre se serre, si votre mâchoire travaille la nuit, si vos épaules montent dès le matin, la question revient.

Qu’est-ce que ça fait dans votre corps ?

Pas pour vous inquiéter. Pas pour dramatiser. Pour cesser de vous raconter une histoire coupée du réel.

Le réel, c’est souvent très simple.

  • Quelque chose en vous force.
  • Quelque chose en vous retient.
  • Quelque chose en vous ne digère pas.
  • Quelque chose en vous serre encore.

Et tant que cela n’est pas regardé à l’endroit juste, le corps continue à envoyer des signaux.

Parfois discrets.

Parfois de moins en moins discrets.

Ce jour-là, avant de repartir, cet ancien client a eu une seconde de flottement. Le sourire s’est un peu déplacé. Le ton aussi. Et il m’a dit quelque chose de très court. Une phrase minuscule. Le genre de phrase qui ne paie pas de mine, mais qui contient tout.

« Oui… enfin, il y a quand même des trucs qui me mettent en colère. »

Voilà. On y était.

Pas dans la tendinite.

  • Dans ce qu’elle accompagnait.
  • Dans ce qui cherchait une sortie.
  • Dans ce qui, visiblement, n’avait pas été entièrement réglé.

Le corps est souvent plus honnête que la conversation.

Et c’est précisément pour cela qu’il mérite d’être écouté autrement.

Si vous vivez avec une douleur qui revient, une tension qui s’installe, un endroit du corps qui tire sans cesse, ce n’est peut-être pas le moment de vous raconter que ce n’est rien.

C’est peut-être le moment de regarder précisément ce qui se passe.

Dans votre vie, oui.

Mais surtout dans votre corps.

Parce que c’est là que ça commence.
Et très souvent, c’est là aussi que ça peut enfin bouger.

 

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